EDHEC : performances des indices « value » par rapport aux indices de capitalisations
L’EDHEC met en ligne les résultats de son étude sur les indices « fondammentaux » ou « value ».Ils sont comparés à l’indice S&P500 et leur propre indice de « capitalisation » basé sur le NYSE.
Liste des indices étudiés :
- FTSE GWA US
- Dow Jones US Select Dividend
- AMEX Dynamic Market Intellidex
- WisdomTree Domestic Earning
- FTSE / Research Affiliates RAFI 1000 Index
- Mergent/AMEX Broad Dividend Achievers Index
- VTL Associates / Standard & Poors Revenue-Weighted Large Cap Index
Il apparait que
- les indices basés sur les fondamentaux ont de meilleurs résultats que les indices de capitalisations (tant pour le S&P500 que l’US total market).Le RAFI a donné les performances les plus élevées et les plus stables.C’est aussi le plus ancien (RAFI et WisdomTree sont de 1960’s alors que les autres sont de 1990’s ).Ensuite viennent Intellidex et WisdomTree .
- aucun de ces indices ne bat durablement le S&P500 équipondéré
- ces indices sont largement battus par les indices de capitalisations lors de certaines phases des cycles économiques.Par exemple, ils ont fait ~50% de moins lors de la bulle internet.Là encore, le RAFI a fait mieux que ses équivalents.
- certains de ces indices produisent de l’ « alpha » , c’est à dire qu’ils apportent une vraie valeur ajoutée par rapport à un indice conventionnel (RAFI, Intellidex, WisdomTree Dividend et HighYield Equity ).
- certains de ces indices apportent encore de l’alpha par rapport à leur exposition « small cap value » (RAFI, FTSE GWA et Intellidex ).
- comparés à leur niveau de risque, ils font généralement mieux que le S&P500.
- les indices disponibles actuellement ne sont pas aussi efficients qu’ils le pourraient.Il y a une bonne marge d’amélioration
Un bémol à signaler : les frais de ces indices (frais de gestion, « royalties », bid/ask, ré-équilibrage…) peuvent fortement atténuer ces avantages .
Jusqu’à présent, sur le long terme (plus de 16 ans), les indices « values » ont fait mieux que leurs homologues.Mais cela pourrait être différent pour les années à venir…Par contre, chose certaine,ils mettent votre capital à l’abrit des bulles .
Sources :
Tout est en anglais ou presque, alors que c’est une école française !
http://www.edhec-risk.com/edito/RISKArticleEdito.2010-02-23.3733
Un résumer/synthèse de ces articles par un passionné canadien (encore en anglais) qui a servit de guide :
http://canadianfinancialdiy.blogspot.com/
Quelques trackers » value » cotés sur Euronext :
trackers chez Lyxor
FTSE RAFI Europe FR0010400770
FTSE RAFI US 1000 FR0010400804
Wise Quantitative Strategy FR0010540690
Lyxor ETF MSCI EMU Value FR0010168781
…..
chez Amundi
AMUNDI ETF MSCI EUROPE VALUE FR0010717116
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chez iShare
iShares DJ Euro STOXX Value (IDJV) IE00B0M62T89
…….
chez PowerShare :
PowerShares FTSE RAFI US 1000 IE00B23D8S39
POWERSHARES FTSE RAFI EMERGINGMRKTS IE00B23D9570
POWERSHARES FTSE RAFI EUROP IE00B23D8X81
Il y en relativement peu.Les investisseurs s’orientent massivement ( à tort ? ) vers les indices complets, à thèmes, par zone ou pays.Ces indices contiennent beaucoup d’entreprises de « croissance » et très peu de sous évaluées (value).Sur le long terme, il y a une nette différence.Déplorons également l’absence de mid cap ou small cap value, ou d’émergent value, encore plus rentables (si on est patient ) !
Le choix est bien plus intéressant sur le marché USA …





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Il y a un débat vigoureux à propos des indices équipondérés ou non.La théorie des marchés efficient oriente vers les indices à la MSCI (reflétant le marché à 80% !).Un fond équipondéré profite de la volatilité et apporte une meilleure diversification.Il profite également moins des bulles centrées sur un secteur…
Les trackers équipondérés sont rare sur Euronext !
Plaisenterie :
peut-on un jour avoir une bulle sur les valeurs décotées ?
Paris, Berlin, Athènes et Luxembourg demandent des mesures contre la spéculation sur la dette souveraine
AP, Le jeudi 11 mars 2010
Paris, Berlin, Athènes et Luxembourg demandent à la Commission européenne d’ouvrir une enquête sur « le rôle et l’impact de la spéculation » sur le risque lié au défaut de paiement de la dette souveraine des pays de l’Union, et de présenter des mesures pour réguler ce marché, montré du doigt dans la crise de la dette grecque.
Nicolas Sarkozy (France), Angela Merkel (Allemagne), Georges Papandréou (Grèce), et Jean-Claude Juncker (Luxembourg, président de l’Eurogroupe), ont adressé une lettre commune en ce sens jeudi au président de la Commission, José Barroso, et au chef du gouvernement espagnol José Manuel Zapatero, dont le pays exerce la présidence de l’Union européenne ce semestre.
Les quatre dirigeants entendent attirer l’attention de l’Union européenne « sur l’activité de négociation de contrats d’échange sur les risques de défaut (credit default swaps ou CDS) sur les obligations souveraines européennes, afin de limiter la spéculation, renforcer la transparence et accroître la sécurité sur le marché des dérivés ».
Il s’agit d’ »empêcher que les activités spéculatives ne créent une telle incertitude sur les marchés que les prix ne donnent plus une information correcte et que le coût de financement des Etats peut atteindre des niveaux injustifiables ».
Si l’enquête de la Commission « venait à révéler des abus de marchés ou qu’elle mette en évidence que la spéculation a un impact considérable sur les taux d’intérêts, nous devrons examiner rapidement des mesures et le cas échéant, adopter les textes législatifs ou réglementaires nécessaires pour y mettre fin », estiment les auteurs de la lettre.
Ils mentionnent des pistes comme d’ »imposer une période minimale de détention des CDS, l’interdiction des transactions spéculatives sur les CDS et l’interdiction de l’achat de CDS qui ne sont pas utilisés à des fins de couverture ».
Ils veulent aussi favoriser « une plus grande transparence du marché des produits dérivés » en donnant aux régulateurs « un droit d’accès illimité aux données de marché » afin de leur permettre « d’identifier les principaux acteurs de marché et de surveiller leurs activités ». Ils souhaitent également que « les régulateurs européens reçoivent les informations détaillées pertinentes des bases de données situées hors d’Europe ».
En outre, « tous les produits dérivés éligibles (devraient être) négociés sur des marchés réglementés ou sur des plates-formes électroniques et compensés par des chambres de compensations centrales (CCP (Francfort: A0H1P2 – actualité) ) ». « Nous soutenons fortement la localisation de chambres de compensation européennes en zone euro pour renforcer l’intégrité et la stabilité du système financier européen », ajoutent les dirigeants.
Les auteurs de la lettre demandent à la Commission de « présenter le résultat de ses investigations et les mesures possibles sur ces questions à un prochain conseil » des ministres de l’Economie et des Finances. AP
st/com