La bulle de l’endettement n’a pas fini de nous menacer
Obama veut désamorcer la bombe des cartes de crédit
Par Alexandra Voinchet, le 23 février 2010
Mike était jusqu’à peu un Américain heureux, épicurien amoureux de la société de consommation. Mais la crise est passée par là. Mike est sur le point de perdre sa belle villa, achetée avec un crédit subprime. Concessionnaire pour General Motors, ses journées sont bien calmes et son tiroir caisse bien vide. Lui-même a dû troquer son 4×4 gourmand contre une citadine japonaise. Il lui reste encore, dans son portefeuille, une dizaine de plastic cards, ces cartes de crédit qui lui ont permis d’acheter le mobilier de sa maison, d’offrir à sa femme la garde-robe de ses rêves…
Tous les jours, Mike se sert de ses cartes de paiement, qui fonctionnent sous le système de crédit revolving, pour mettre de l’essence dans sa voiture, faire ses courses au Wal-Mart. Mais, mois après mois, les comptes s’enfoncent dans le rouge. Mike ne parvient pas à rembourser les crédits contractés. Sa dette ne cesse de s’alourdir et, avec elle, les frais demandés par les établissements financiers dont il était pourtant un client solvable. C’est l’engrenage.
Mike n’est pas le seul Américain dans cette situation. Ils sont des millions à pécher aujourd’hui par une gourmandise que les institutions financières encourageaient hier. “Le piège des cartes de crédit se referme sur les Etats-Unis”, écrivions-nous il y a un an. Chaque détenteur d’une carte bancaire américaine porterait une dette moyenne de 5 710 $, selon Forbes.
C’est pour faire cesser les démarches agressives des banques (augmentation exorbitante des frais et des taux d’intérêt de remboursement, qui ont pu monter jusqu’à 80 %, fermeture de comptes…) que vient d’entrer en vigueur une loi, votée il y a pourtant huit mois. Ses objectifs : limiter ces abus, qui mettent à mal les consommateurs américains, attendus comme le levier de la reprise.
La Maison-Blanche, par cette mesure populiste, s’attaque indirectement aux banquiers, pour qui les cartes de crédit sont devenues une activité encore plus rentable. L’an dernier, Bank of America avait récupéré 20,3 milliards de dollars d’intérêts et 9,1 milliards de commissions. Activité rentable, mais aussi risquée avec la montée des impayés et des défauts de paiement (au final, cette activité ressort en perte pour la plupart des banques) à mesure que la crise fragilise les Américains. La bulle de l’endettement n’a pas fini de nous menacer de son explosion.
Source:http://www.moneyweek.fr/20100220373/actus/mesures-credit-bancaire-americain/





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« Faire ses courses au Walmart »… non mais faut pas être la moitié d’un con quand même, pour aller acheter ses melons et sa lessive à crédit!!! Surtout quand t’as les moyens de payer comptant! Pour acheter un appart, une voiture, etc, je dis pas… Mais merde, ses courses! Bande de crétins aussi là… C’est la même chose au Canada… le crédit est remboursé avant la fin du mois la plupart du temps, donc aucun intérêt n’est appliqué à l’avancement des fonds. Mais suffit de la moindre couille dans le potage au cours du mois, un oublie, ou je ne sais quoi, pour te mettre dedans stupidement!