Morgan stanley : « Les marchés ont oublié l’histoire ou comment les USA se sont débarassé de leurs dettes de la 2ème guerre mondiale »
La dernière fois que la dette des USA a atteint un niveau comparable à celui d’aujourd’hui (~60% du PIB), était pendant le 2ème guerre mondiale (108% du BIP).

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On lit souvent que cette dette a été résorbée par la croissance qui a suivit.
Est ce vrai ?
OUI !
Mais l’inflation a été bien plus efficace pour l’éroder .

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Cette étude de MS montre qu’en moyenne, entre 1946 et 2003, la réduction du rapport dette/BIP ) par la croissance réelle (corrigée de l’inflation) a été de 1.3%.L’effet de l’inflation lui, a été de 1.6% !
Une stabilisation de la dette actuelle ne pourrait se faire qu’avec un taux d’inflation de 4 à 6% sur les dix ans à venir.Ce taux est déjà largement discuté et anticipé dans les milieux d’affaires (1) .On pourrait alors revenir a un niveau d’endettement qui n’étoufferait plus l’économie, soit un peu moins de 90% (2)
D’après MS, les marchés n’ont pas encore anticipé cette inflation à venir, comme le montre le rendement du bond à 10 ans .Il n’est revenu qu’au niveau de 2003-2007 :

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L’auteur de l’étude de MS nous conseille d’acheter des TIPS en $ ou des AOTi en € plutôt que des CDS pour nous protéger .Pour lui, des défaillances réelles sont improbables alors qu’une fuite via l’inflation est quasi certaine.(3)
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Economics: The Return of Debtflation?
http://www.morganstanley.com/views/gef/
L’article qui a servi de trame :
http://www.businessinsider.com/morgan-stanley-m-magnitude-of-debtflation-ahead-2010-2
Les extraits ci-dessous proviennent de la 1ere source.
(1)Last but by no means least, note that the range of inflation rates we have calculated here – around 5% for the case of a roughly zero primary balance – are already being debated in policy circles. Former IMF chief economist Kenneth Rogoff has advocated a 4-6% inflation target for the Fed, and ex Bank of England MPC member David Blanchflower has made similar proposals. And Professors Aizenman and Marion calculate – in a different framework – that a « moderate » inflation rate of 6% could reduce the debt/GDP ratio by 10 percentage points within four years (see « Using Inflation to Erode the US Public Debt », NBER Working Paper 15562).
(2)Consider a Fed that faces the prospect of an 87% debt ratio in ten years’ time, with population ageing and all its negative budgetary consequences imminent. In that case, a rational central bank may prefer to create a little inflation now rather than having to create a lot of inflation later on (see « Debtflation », The Global Monetary Analyst, October 21, 2009). The forthcoming increase in the average debt maturity will help.
(3)We think investors should take note – and buy TIPS, rather than CDS, if they are worried about ‘default’: while hard default is inconceivable, soft default through inflation is a clear risk.





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